Velvet Avenue, L'interview...

Pourquoi Velvet Avenue?
HH : Au départ, on se produisait sous le nom de « Velvet » et nous nous y sommes habitués, mais plus tard, on a appris que ce nom était déjà pris.

Carl : Nous avons donc cherché tout autre chose et avons pensé à « Louise Avenue » en référence à Bruxelles, mais celui-ci aussi était déjà pris, alors, nous avons choisi « Velvet Avenue ».

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
HH : Suite à une annonce passée par Carl, en 2003,  qui cherchait un chanteur pour un projet studio…Alors que moi, je cherchais un guitariste pour faire de la scène...  C’est dire si on n’était pas faits pour se rencontrer!

Carl : En effet, tout nous séparait…Nous venions de mondes musicaux différents : les références de HH allaient de Irma Thomas à Guns and Roses en passant par Janis Joplin, tandis que les miennes vont de Depeche Mode à Keane en passant par Linkin Park.

Comment qualifiez-vous votre son ?
Carl : C’est du rapprochement de nos différences musicales que vient la spécificité de notre son. Ce terrain musical commun est Velvet Avenue.  Pour le reste, il faudrait le demander à ceux qui nous écoutent.  On a trop le nez dedans.

HH : Certaines chansons sont très organiques, d’autres plus électro ; du rock, du blues, des balades… Nous avons sorti une démo de 2 chansons qui en a surpris plus d’un.  En effet, jusque là, nous nous produisions en acoustique, alors qu’on travaillait notre son en studio. Certaines de nos chansons sont passées sur plusieurs radios locales, ce qui est encourageant.

A propos de votre premier album, d’abord, pourquoi « Maybe » ?
HH : Maybe est un mot empreint d’espoir et en même temps, de doutes.

Carl : Maybe représente la vie de tout le monde : pleine de choix et d’incertitudes. C’est aussi la première chanson composée par HH que nous avons travaillée ensemble.

Dites-nous en plus…
Carl : Bien qu’entièrement autoproduit, nous avons voulu que l’album soit aussi pro que possible. Nous voulions toutefois garder un côté ‘live’ dans la production, afin d’éviter le côté aseptisé du studio. Le mixage final, une fois terminé, a été masterisé à l’extérieur. Nous avons fait appel à Jean-François Maljean (grand pianiste belge) pour jouer le piano de « High on Love ».

HH : L’album propose 12 chansons assez variées.

Quelles sont vos chansons phares ?
Carl: je ne suis pas sûr de pouvoir répondre à ça. Nos chansons expriment des sentiments variés et selon l’humeur du jour, certaines prennent plus d’importance que d’autres.

HH : on avait choisi ‘Breathe’ pour tenter notre chance dans les radios en tant que single promotionnel car c’est celle qui sonnait «la plus commerciale», mais c’est le public qui décide finalement de ce qui sera une chanson ‘phare’.

Carl : « Stay », « Going Nowhere » et « Wish you well » sont aussi commercialisables, mais comme le dit HH : voyons ce qu’en pensent les gens.


Comment s’est passé le travail en studio ?
HH : je n’en avais jamais fait auparavant et comme je préfère la scène, il m’a fallut un temps d’adaptation avant d’être à l’aise dans cet environnement.

Carl : l’ambiance y a toujours été bonne, sans pression de l’un ou de l’autre.  On a toujours discuté ensemble des choix d’instruments, d’arrangements et autres et de la direction qu’on voulait donner aux chansons.

Combien de temps vous a-t’il fallu pour produire l'album?
HH : longtemps, car il a fallu qu’on se rejoigne et qu’on trouve notre son.  Ceci dit, le résultat nous correspond vraiment. On l’a peaufiné, et ce temps là n’était pas du temps perdu.

Carl : certaines chansons ont été écrites avant même notre rencontre, mais depuis qu’on travaille ensemble, on évolue. Le prochain album ira plus vite parce qu’on se connaît mieux et qu’on tirera des leçons du premier.

Je vois que Jean-François Maljean a joué sur « High on Love ». Pourriez-vous m’en dire plus ?
Carl : J’ai toujours été un fan de Jean-François, depuis l’époque où il accompagnait Rapsat. C’est un pianiste et compositeur de talent, doublé d’une personnalité forte. Quand on s’est rencontré, je lui ai parlé de notre projet et de cette chanson que je voulais faire au piano. Je lui ai demandé, il a dit ok. Je lui ai donné les accords et je lui ai joué le morceau à la guitare ; en deux heures, c’était enregistré.

Vous vous êtes auto-produits. D’où vient votre son ?
HH : du rapprochement de nos différences musicales.  C’est vraiment une intersection de deux mondes.  A la base, la musique de Carl ne me parlait pas ; trop électronique… nous avons discuté de la meilleure manière de trouver un son commun sans pour autant trahir nos goûts, aussi différents soient-ils.

Carl : en studio, on a essayé plusieurs versions de certaines chansons pour voir ce qui nous plaisait à tous les deux.  On s’est aussi ouvert aux goûts de l’autre.  On utilise les guitares en tous genres, les synthés en tous genres… enfin … on ne s’arrête pas à un type d’instruments.  Tout ce qui fait du bruit et qui sonne bien, c’est bon pour nous.

HH : mes amis nous trouvent plutôt électro et ceux de Carl plutôt rock guitares

Comment envisagez-vous l’avenir ?
HH : Notre objectif, en plus de continuer les concerts avec band et en acoustique, est de faire des festivals.  Nous avons commencé cette année avec les Francofolies de Spa où nous sommes déjà reprogrammés pour l’année prochaine.

Carl : Nous venons également de signer avec Nightley Music, un petit label indépendant qui a montré un certain intérêt pour notre projet et avec qui nous sommes ravis de travailler.

Parlez-nous donc de vos influences ?
HH : je n’aime pas ce terme.  Je préfère qu’on parle de références parce que la musique qu’on écoute ne nous influence pas forcément.  Par exemple, j’écoute Irma Thomas, mais vous n’en trouverez pas dans mon chant.

Carl : on est sans doute influencés indirectement par ce qu’on écoute, comme tout le monde, mais je ne pourrais pas vous dire en écoutant Velvet Avenue, qui ou quoi a pu donner un sens, une direction à notre son ou à telle ou telle chanson.

Alors, parlez-nous de vos références !
Carl : les miennes s’étalent sur trente ans…  entre Pink Floyd, Depeche Mode, Midge Ure, Pierre Rapsat, Keane, Coldplay, Evanescence, OMD, Ultravox, U2, Simple Minds, REM, Linking Park, et bien d’autres encore.  Ils ont certainement joué un rôle dans mes inspirations, mais qui, quand et comment…  impossible de le dire !

HH : pour moi, ça va de la grande Janis (Joplin) à Jimi Hendrix, Metallica, Guns ‘n Roses, Ben Harper, les Rolling Stones, David Bowie, Pearl Jam, Bjork et d’autres encore…